Des voyages transformationnels… c’est quoi ce truc ?

Se transformer en quoi d’abord ?

Je n’ai pas trouvé de joli mot, simple et à la sonorité agréable pour invoquer ce processus qui amènerait au changement. Changement souvent subtile, parfois plus radical, mais qui fait que l’on opère un revirement significatif dans sa vie, professionnelle, sociale ou intérieure. C’est généralement une transformation de son être pour gagner en liberté, en satisfaction, en cohérence entre ses valeurs intimes et ses actions. Mais il faut une bonne dose de courage, de volonté pour initier un tel changement qui souvent s’associe à des peurs (celle de manquer par exemple), à une forme d’inertie (beaucoup de choses dans notre société anesthésient notre envie de bouger). On est tous d’accord pour ne pas niquer la planète, mais on perdure dans certaines de nos habitudes délétères. Changer sa perception du monde c’est déjà transformer le monde. Et un voyage transformationnel est similaire à la quête du héros, avec ses douze étapes, décrite par Joseph Campbell.

Avant de vous dire combien les voyages, en particulier à l’étranger car nous sortant plus profondément de notre zone de confort et d’habitudes, sont des outils incroyablement favorables pour initier une période de transformation, voyons comment ce truc fonctionne.

Les moments de la transformation

Comme j’aime bien les schémas (un truc d’ingénieur), j’ai traduit celui développé par la Dr. Susan L. Ross, qui a étudié ces étapes de transformation auprès de nombreux individus de retour d’un voyage incluant une expérience transformationnelle importante.

On y voit 2 cercles, 2 cycles, dont le premier est ce qui est le plus visible auprès des autres, autrement dit le voyage avec son élément déclencheur, l’étincelle qui vous motive à l’entreprendre, le départ, le retour au pays et entre les deux, le stage, l’immersion, l’expérience qui amène la transformation. Vous vous doutez bien que plus le voyage est conçu pour cet objectif de transformation, plus ce processus sera réel. On est donc loin du tourisme de consommation, même s’il n’exclue pas la possibilité lointaine d’un événement qui sème une graine de changement.

Le second cercle est quant à lui ce cheminement intérieur et souvent désordonné qui peut s’enclencher et amener à une dissolution et recomposition de l’identité.

En somme, le voyage est l’élément déclencheur qui sème les graines sur un terrain fertile, mais c’est la phase de retour qui les fera germer, ou pas. La profondeur et l’intensité de l’expérience lors du voyage donneront la force et le courage de concrétiser ce changement en soi. Un accompagnement adéquat augmentera les chances de canaliser cette énergie pour orienter le changement et ne pas prendre de décision à l’emporte-pièce.

On retrouve ce processus dans les initiations chamaniques entre autres.

Comprenez donc qu’un voyage conçu sans réflexion sur ces 2 phases et en particulier sur le second risque de ne pas enclencher de changement durable.

Un truc de hippie ?

Eh bien pas vraiment. Les recherches récentes en neurosciences viennent confirmer ce truc. Au moment de la dissolution de l’identité, le cerveau restructure ses connexions (la fameuse plasticité cérébrale), générant chez le voyageur un inconfort non seulement émotionnel mais lié à ce recâblage neuronal. Et c’est là que l’accompagnateur, et non pas le guide classique, apporte son expérience pour faire comprendre ce qui se joue au moment de l’expérience, si elle s’est initiée lors du voyage.

Faute de bien saisir cette étape, le voyageur peut opter pour lutter contre cet inconfort et bloquer le processus d’intégration malgré lui.

Voici un schéma qui différencie les qualités du cortex préfrontal, en mode automatique et en mode adaptatif, ce dernier étant celui qui est particulièrement sollicité lors d’un voyage qui vise à la transformation et non pas à juste « faire un pays »…

Si vous cherchez un voyage utile, dont la destination qui importe c’est vous, pour votre bien et celui des gens qui vous entourent, alors parlez-nous de vos attentes.

Source: Pierre Moorkens

 

 

William Wadoux
Fondateur d'Arakis Travel, auteur de "La Voie des écovillages", ingénieur de formation, sauvé par l'esprit des amérindiens, aventurier dans l'âme.
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